Photo: Thalia Galanopoulou

Les bouzoukia, boîtes de nuit tape-à-l’œil où la musique grecque populaire est jouée en live, sont un élément essentiel de la vie nocturne athénienne. Mais si ces jours-ci, vous voyez rarement des clients casser des assiettes, le lancement des œillets et la danse sur la table sont toujours aussi intenses.

Par Stavros Dioskouridis

Photo: Thalia Galanopoulou

Une petite anecdote, si vous me permettez. Il y a quelques années, une amie grecque a épousé un français. Le mariage a eu lieu sur l’île isolée de Donoussa et de nombreux invités français ont assisté à la cérémonie. À la réception du mariage il y avait un groupe de musique grecque. Les instruments et les voix des musiciens étaient complètement désaccordés et ils ne connaissaient pas la moitié des paroles des chansons. Au début, nous, les Grecs, avons trouvé cela très drôle mais à mesure que la nuit avançait nous avons commencé à perdre raison. Mais les Français n’ont pas cessé de danser. J’ai demandé pourquoi à un gars et il m’a répondu :   “J’ai été possédé par Dionysos.” 

Photo: Thalia Galanopoulou

Photo: Thalia Galanopoulou

Photo: Thalia Galanopoulou

Une fois, je dansais dans un de ces endroits quand l’homme derrière moi m’a demandé de m’assoir. Ennuyé, je lui ai répondu que nous ne sommes ni au théâtre ni à l’opéra. Juste après, il a envoyé un serveur pour m’aviser qu’il vaut mieux que je quitte avec tous mes amis sinon nous ne sortirons pas vivants. Je me suis excusé, il m’a giflé et c’était la fin de l’épisode. Mais ne vous inquiétez pas, cela n’arrive pas souvent. 

Photo: Thalia Galanopoulou

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